TORONTO — Les politiques de diversité, d'équité et d'inclusion sont devenues une stratégie de relations publiques prisée par les grandes entreprises, plateformes et institutions de l'industrie du divertissement. Mais en coulisses, la réalité est souvent très différente, selon un nouveau livre de la scénariste et dramaturge brésilienne primée Renata Elis.
Avec la publication de son premier livre, L'inclusion a une date de péremption, Elis propose un diagnostic acéré et inconfortable de l'une des formes de discrimination les plus socialement tolérées dans le divertissement : l'âgisme, surtout lorsqu'il touche les femmes d'âge mûr. Le livre est un manifeste-mémoire satirique qui expose comment l'industrie vend l'illusion de l'accès tout en continuant à protéger les réseaux fermés, le népotisme et les mécanismes d'entrée payants.
Contrairement aux livres traditionnels sur le cinéma et la télévision, L'inclusion a une date de péremption adopte une structure originale : il est organisé comme une série télévisée de quatre saisons, chaque chapitre fonctionnant comme un épisode d'une enquête en cours. Le récit suit le parcours complexe d'Elis alors qu'elle tente de réintégrer l'industrie de l'écran en tant que professionnelle d'âge mûr aux États-Unis et en Europe. Armée de récompenses, de diplômes et d'années d'expérience, elle découvre que le système reste médiéval, seulement désormais déguisé en langage politiquement correct.
Le livre démonte comment les ateliers de scénarisation, les subventions à la diversité, les forums de pitch et les programmes d'accès peuvent fonctionner comme un « business de l'espoir » : un marché qui se nourrit des rêves des créateurs tout en gardant un accès réel limité à une petite élite tournante. Il critique également la logique économique plus large derrière de nombreuses pratiques exclusionnistes de l'industrie, y compris l'accès payant, le népotisme, la validation de prestige et la marchandisation de l'ambition créative. Elis soutient que le problème ne réside pas seulement dans qui apparaît à l'écran, mais dans qui a le droit de créer, vendre, financer et posséder des histoires.
S'appuyant sur son expérience internationale, des données de l'industrie, des recherches académiques et des déclarations publiques d'actrices connues qui ont parlé de leur marginalisation en vieillissant, Elis pointe une contradiction systémique : bien que la représentation semble s'élargir à l'écran, les femmes mûres restent invisibles tant devant que derrière la caméra. Cette invisibilité n'est pas seulement culturelle, soutient-elle, mais aussi commercialement irrationnelle. L'industrie du divertissement continue d'ignorer l'un des publics les plus loyaux, expérimentés et économiquement puissants du marché : les femmes de plus de 50 ans.
À la fin de L'inclusion a une date de péremption, Elis va au-delà de la critique avec un manifeste et un appel au changement. Au lieu de demander la permission aux institutions qu'elle remet en question, elle prône de nouveaux modèles de propriété créative, de production indépendante et de narration centrée sur le public. Le livre est à la fois personnel et politique : un mémoire sur la tentative d'une femme de reconquérir son espace créatif et une accusation plus large contre une industrie qui transforme souvent l'inclusion en stratégie marketing tout en gardant le pouvoir exactement là où il a toujours été.
L'inclusion a une date de péremption est disponible au Canada via Amazon.ca. Pour plus d'informations sur le livre, l'auteure et les recherches connexes, visitez https://www.renataelis.com/.

