Frank Elsner, directeur de la sécurité du groupe d'entreprises Natural Factors, plaide pour une attention accrue du public envers la préparation personnelle et la vigilance mentale. Fort de décennies de travail sur le terrain, de rôles de leadership et d'expérience en environnements à haute pression, Elsner affirme que les outils de sécurité les plus importants ne sont pas des systèmes complexes, mais les petites habitudes constantes que les gens pratiquent chaque jour. Des études récentes révèlent des tendances inquiétantes concernant la préparation du public. Un Canadien sur trois déclare se sentir souvent mal préparé dans les situations quotidiennes, tandis que 76 % rapportent des difficultés à se concentrer en raison du stress, de la surcharge numérique ou de la fatigue. Les lieux de travail ont enregistré une augmentation de 22 % des incidents évitables liés à des ruptures de communication et à des décisions précipitées. Elsner explique qu'il ne s'agit pas de problèmes techniques, mais de problèmes humains où de petites habitudes peuvent faire une différence significative.
La carrière d'Elsner comprend des missions d'infiltration, des opérations de renseignement, le commandement d'équipes de plongée, des affectations en réponse tactique et des postes de direction en sécurité organisationnelle. Il déclare que ces expériences ont façonné sa vision actuelle de la préparation. Lors de ses missions d'infiltration, il a appris que le plus léger changement de ton ou de mouvement pouvait transformer toute la situation. Il souligne que la vigilance n'est pas de la paranoïa, mais le fait de prêter attention avec intention. Elsner continue d'utiliser une pratique qu'il a apprise des équipes tactiques : des débriefings rapides et structurés. Après chaque tâche importante, il prend une minute pour se demander ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné et ce qui devrait changer. Il note que chacun peut adopter cette pratique pour rester ancré.
Elsner encourage les individus, les familles et les lieux de travail à se concentrer sur trois habitudes pratiques. Premièrement, marquer une pause avant de prendre des décisions, notant que quelques secondes de patience peuvent éviter des heures de gestion de crise. Deuxièmement, écrire les choses à la main, car des études montrent que l'écriture manuscrite améliore la rétention d'informations de 20 à 30 %. Lorsqu'Elsner est retourné à l'université en tant qu'étudiant adulte, l'écriture manuscrite l'a obligé à ralentir et à assimiler les idées. Troisièmement, utiliser de brefs débriefings après des moments stressants ou importants pour renforcer les prochaines étapes. Pour gérer le sentiment d'être submergé dans la vie réelle, Elsner partage l'importance d'avoir un mécanisme personnel de réinitialisation. Lorsqu'il se sent dépassé, il fait de la moto, ce qui l'oblige à se concentrer pleinement sur la route. Pour d'autres, cela pourrait être marcher, cuisiner ou s'asseoir tranquillement une minute. Sa croyance en la réflexion calme vient d'années de travail dans des environnements où une pensée claire comptait, et il ajoute que le silence est sous-estimé car il offre l'espace nécessaire à un meilleur jugement.
Elsner invite les Canadiens à choisir une habitude quotidienne qui améliore leur propre préparation sans formation spéciale. Il souligne que la préparation ne relève pas de la peur mais de la présence, et que lorsque les gens ralentissent, restent attentifs et font le point avec eux-mêmes, ils renforcent leurs familles, leurs lieux de travail et leurs communautés. Il encourage les lieux de travail, les écoles et les groupes communautaires à intégrer des conversations sur la vigilance et la prise de décision dans leur culture. Pour plus d'informations sur les stratégies de sécurité personnelle, visitez Natural Factors.


